Interfor centralise ses activités corporatives en Géorgie

Bureaux d’Interfor à Burnaby, en Colombie-Britannique

Le siège social d’Interfor demeure officiellement enregistré à Burnaby, en Colombie-Britannique. Image : Interfor

De l’industrie

Interfor réorganise sa structure autour de Peachtree City, en Géorgie, aux États-Unis, où le producteur de bois d’œuvre prévoit centraliser une part importante de ses activités administratives et de soutien actuellement basées à Burnaby, en Colombie-Britannique.

L’initiative a été présentée dans une note interne datée du 9 juillet, signée par le président et chef de la direction Ian Fillinger, puis rapportée par plusieurs médias canadiens. Interfor n’a toutefois annoncé aucun transfert officiel de son siège social, qui demeure enregistré à Burnaby selon les documents réglementaires.

L’entreprise n’a précisé ni l’échéancier de la réorganisation ni le nombre de postes éventuellement concernés. Selon la note, la transition s’effectuera graduellement, au gré des départs naturels et des nouvelles embauches. Aucun licenciement n’est prévu en lien direct avec cette décision, et Interfor entend maintenir une présence sur la côte Ouest.

Cette réorganisation reflète l’évolution géographique des activités de l’entreprise. Environ les trois quarts de ses opérations se situent désormais dans les fuseaux horaires du Centre, de l’Est et de l’Atlantique. Le bureau de Géorgie sera ainsi plus près d’une part croissante de ses installations et de ses marchés.

Une présence accrue aux États-Unis

Fondée en Colombie-Britannique, Interfor a progressivement renforcé sa présence aux États-Unis au cours des deux dernières décennies. L’entreprise exerce aujourd’hui ses activités dans cinq régions et dispose d’une capacité annuelle de production d’environ 4,4 milliards de pieds-planche.

Selon sa présentation aux investisseurs de mai 2026, près de 58% de cette capacité se trouve dans le Sud et le Nord-Ouest des États-Unis, tandis que l’intérieur de la Colombie-Britannique en représente environ 17%. Interfor exploite toujours des scieries à Adams Lake, Castlegar et Grand Forks.

Des représentants syndicaux voient dans cette décision un autre signe de la diminution de la présence d’Interfor en Colombie-Britannique. Bien que la réorganisation ne devrait pas affecter directement les scieries existantes, ils estiment qu’elle reflète la concentration croissante des actifs de l’entreprise aux États-Unis.

Cette annonce intervient dans un contexte difficile pour les producteurs canadiens de bois d’œuvre, marqué par un accès restreint à la fibre, la faiblesse des marchés et les droits américains élevés sur le bois d’œuvre résineux canadien.

Interfor a enregistré une perte nette de 63,3 millions de dollars canadiens au premier trimestre de 2026, comparativement à 35,1 millions un an plus tôt. L’entreprise a attribué ce résultat à la baisse des prix et des volumes, aux dépréciations d’actifs, aux coûts de restructuration ainsi qu’à la hausse des droits commerciaux et des tarifs douaniers.