Fibre Excellence : trois mois de sursis demandés

nstallations industrielles de l’usine Fibre Excellence de Saint-Gaudens.

Les installations de Fibre Excellence à Saint-Gaudens, en Haute-Garonne. Image : Fibre Excellence.

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L’État et la Région Occitanie sont prêts à financer une poursuite temporaire d’activité à Saint-Gaudens. Le tribunal de commerce de Toulouse doit examiner le dossier le 8 septembre, alors que le projet de reprise reste à finaliser.

La Région Occitanie soutiendra une demande de trois mois supplémentaires de poursuite d’activité pour l’usine de pâte à papier Fibre Excellence de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne. Annoncée le 7 septembre, cette démarche vise à donner aux investisseurs le temps de finaliser leur projet de reprise du site, qui compte quelque 270 salariés.

La demande doit être présentée au tribunal de commerce de Toulouse le 8 septembre. Les financements annoncés ne constituent donc pas encore un sursis accordé par les juges.

Le ministre de l’Industrie, Sébastien Martin, s’est déclaré prêt à mobiliser jusqu’à 2 millions d’euros avant le 30 septembre. La présidente de la Région, Carole Delga, a annoncé pour sa part une contribution de 3,5 millions d’euros pour la période d’octobre au début de décembre. Selon la collectivité, ces fonds doivent couvrir les charges courantes, préserver les installations et maintenir les emplois pendant la préparation de la reprise, rapporte l’AFP.

Des engagements attendus avant le 30 septembre

Le soutien de l’État s’accompagne d’exigences précises. Le ministre demande aux repreneurs potentiels de documenter, avant le 30 septembre, les fonds disponibles, les capitaux propres à injecter et les besoins en fonds de roulement.

Les porteurs du projet devront également préciser le nombre d’emplois repris, les investissements industriels et le calendrier de redémarrage. Le gouvernement demande aussi l’absence de remontée immédiate de trésorerie vers l’actionnaire. Cette échéance demeure distincte des trois mois de poursuite d’activité sollicités auprès du tribunal.

Sébastien Martin a par ailleurs réaffirmé son opposition à une nationalisation temporaire. Carole Delga avait réclamé cette intervention de l’État le 2 septembre pour laisser davantage de temps à la constitution d’un partenariat industriel.

Les investisseurs demandent du temps

Selon la Région, les échanges se poursuivent avec deux investisseurs, dont Soprema, qui travaillent à finaliser le projet industriel, son plan d’affaires et les activités envisagées. Ces partenaires ont eux-mêmes indiqué avoir besoin d’environ trois mois supplémentaires pour achever ce travail.

Le ministre a confirmé l’intérêt d’un industriel portugais actif dans la pâte à papier et les produits d’hygiène. Son engagement définitif dans la reprise reste toutefois à préciser.

Comme Le Maître Papetier le rapportait le 25 août, l’offre déposée par l’Agence régionale des investissements stratégiques (ARIS) prévoit 90 millions d’euros d’investissements pour moderniser et diversifier les activités du site. Soprema figure parmi les partenaires du projet, mais l’opérateur papetier et les engagements financiers doivent encore être confirmés.

Carole Delga a également annoncé que les élus régionaux avaient voté, le 7 septembre, une enveloppe globale de 13 millions d’euros destinée à consolider le projet industriel de reprise.

L’audience du 8 septembre doit permettre d’examiner la suite du dossier. Pour les salariés de Saint-Gaudens, l’enjeu demeure la transformation de ces marques d’intérêt et engagements publics en une solution de reprise viable.