CHAR Tech se rapproche d’un brevet sur le gaz de pyrolyse

Installation d’énergie renouvelable de CHAR Tech à Thorold, en Ontario, pendant la mise en service

L’installation d’énergie renouvelable de CHAR Tech à Thorold, où l’entreprise prévoit commencer la production de GNR en 2027. Image : CHAR Technologies

Biomasse

CHAR Technologies a reçu de l’Office américain des brevets et des marques (USPTO) un avis d’acceptation pour une demande de brevet couvrant son procédé de traitement du gaz de pyrolyse. Cette étape rapproche la technologie de la délivrance officielle d’un brevet.

Un avis d’acceptation signifie que l’USPTO a jugé la demande admissible à la délivrance d’un brevet, sous réserve des dernières formalités, notamment du paiement des frais de délivrance. Le brevet n’a pas encore été officiellement délivré ni publié.

CHAR Tech prévoit que ces étapes seront franchies au quatrième trimestre de 2026, lorsque des renseignements supplémentaires devraient devenir publics.

La technologie visée par la demande acceptée traite le gaz de pyrolyse, ou pyrogas, produit par le four de pyrolyse à haute température de l’entreprise. Le procédé traite ce flux afin de produire du gaz de synthèse, qui peut ensuite être valorisé dans des applications énergétiques en aval, notamment pour produire du gaz naturel renouvelable (GNR).

Ce procédé joue un rôle central dans l’agrandissement prévu du complexe d’énergies renouvelables de CHAR Tech à Thorold, en Ontario. Le site est détenu à parts égales par CHAR Tech et BMI Group au sein d’une société en commandite.

Le projet de Thorold est développé en deux phases. La première porte sur la production de biocarbone de qualité métallurgique à partir de résidus de bois.

CHAR Tech indiquait au début d’août avoir terminé l’installation de son premier four commercial de pyrolyse à haute température. Il restait alors à terminer la tuyauterie et l’instrumentation du circuit de gaz de pyrolyse, puis à achever la mise en service finale avant le démarrage commercial visé d’ici la fin de septembre 2026.

La première phase est conçue pour produire jusqu’à 5 000 tonnes de biocarbone par année. La production devrait augmenter progressivement après le démarrage commercial. Ce biocarbone est destiné à remplacer une partie du carbone fossile utilisé dans des procédés industriels, notamment en sidérurgie.

La deuxième phase comprendra un autre four de pyrolyse, des équipements de méthanation permettant de transformer le gaz de synthèse en GNR ainsi qu’un point d’injection dans le réseau gazier. CHAR Tech vise le démarrage de la production de GNR en 2027.

Selon l’entreprise, l’agrandissement ferait de Thorold la première installation commerciale au monde à produire simultanément du GNR et du biocarbone de qualité métallurgique à partir de résidus de bois. Cette désignation et l’échéancier de production de 2027 demeurent des projections.

Le chef de la direction, Andrew White, estime que le traitement du gaz de pyrolyse constitue l’un des principaux défis techniques pour faire de la pyrolyse une voie fiable de production de GNR. CHAR Tech prévoit que la protection de ce procédé lui permettra d’ajouter le GNR comme deuxième source de revenus aux côtés du biocarbone.

Une fois délivré, le brevet viendrait compléter le portefeuille de brevets accordés et de secrets commerciaux de CHAR Tech.

CHAR Technologies est une entreprise canadienne de technologies propres qui développe des systèmes de pyrolyse à haute température capables de traiter du bois de faible valeur marchande et des résidus organiques. Sa plateforme vise à produire des gaz renouvelables et du biocarbone solide destiné à des applications industrielles.