Les quelque 150 employé·es de l’usine Kruger de LaSalle ont déclenché, ce matin, une grève générale illimitée à la suite d’une impasse dans les négociations.
Le syndicat et l’employeur exposent des lectures divergentes de l’état des discussions.
Selon la CSN, l’employeur a rejeté la dernière proposition du conciliateur, pourtant jugée acceptable par le comité de négociation syndical.
Le recours à la grève a été appuyé à 99 % par les travailleuses et travailleurs lors d’assemblées générales tenues au cours des dernières semaines. Le syndicat affirme que les offres patronales ne permettent pas de protéger le pouvoir d’achat des salarié·es dans un contexte de forte inflation.
« Les propositions doivent éviter l’appauvrissement des travailleuses et des travailleurs et refléter les succès de Kruger », a déclaré Benoit St-Cyr, président du Syndicat des employé·es de Kruger LaSalle–CSN. Rappelons qu’une grève de 36 heures en novembre et un arrêt de travail de sept jours en décembre avaient déjà précédé le conflit actuel.
L’usine de LaSalle assure l’emballage de plusieurs produits de papier à usage domestique fabriqués au Québec par Kruger, notamment Cashmere, Sponge Towels et Scotties.
Réaction de Kruger
De son côté, Kruger indique maintenir l’offre déposée lors des négociations, malgré le rejet de l’entente recommandée en décembre.
Selon l’entreprise, cette proposition prévoit une augmentation salariale totale de 16 % sur quatre ans, dont 8 % dès la première année, accompagnée d’autres améliorations. Kruger affirme que cette offre permettrait aux employé·es de récupérer le pouvoir d’achat perdu au cours des dernières années en raison de l’inflation, et même de l’améliorer à moyen terme.
La direction précise également que des plans de contingence ont été déployés afin d’assurer la continuité de l’approvisionnement et de continuer à fournir ses produits à ses clients pendant le conflit.

