Stora Enso doit verser des salaires aux employés de son usine d’Oulu après qu’un tribunal finlandais a jugé qu’ils y avaient droit lors d’un arrêt de production lié à des grèves.
Le tribunal de district d’Oulu a ordonné à l’entreprise de payer des arriérés de salaire à 185 salariés pour une période d’une semaine en mars 2024, lorsque l’usine avait été arrêtée en raison de mouvements sociaux menés par d’autres syndicats.
Le tribunal a estimé que les salariés concernés, principalement représentés par le syndicat du papier, n’avaient pas participé au mouvement à l’origine de l’arrêt de l’usine.
Arrêt de l’usine lié à des grèves externes
L’usine d’Oulu a été mise à l’arrêt à la suite de grèves organisées par le syndicat des transports (AKT) et le syndicat des services publics (JHL), affiliés à la confédération SAK.
Après l’arrêt, Stora Enso avait suspendu le versement des salaires pendant une semaine, estimant ne pas être tenue de rémunérer les employés durant cette période.
Les salariés ont contesté cette décision, faisant valoir que l’arrêt échappait à leur contrôle et que leur rémunération devait être maintenue conformément au droit du travail finlandais.
Le tribunal rejette la position de l’entreprise
L’un des points centraux du litige portait sur le rôle du syndicat du papier dans ces grèves.
Stora Enso soutenait que ce syndicat avait, au minimum, apporté son soutien au mouvement. Le tribunal n’a retenu aucun élément en ce sens et a conclu qu’il n’y avait pas participé.
Sur cette base, il a jugé que les salariés avaient droit au paiement de leurs salaires pour la période concernée.
Les montants varient de quelques centaines d’euros à environ 2 000 euros par salarié.
Une décision susceptible d’appel
Le jugement n’est pas définitif et peut faire l’objet d’un appel.
Stora Enso est un fournisseur de solutions renouvelables dans les domaines de l’emballage, des biomatériaux et de la construction bois, avec des opérations en Europe et en Amérique du Nord.

