Le gouvernement fédéral dispose désormais d’une nouvelle feuille de route pour renforcer la compétitivité du secteur forestier canadien. Avec la publication du rapport du Groupe de travail sur la transformation du secteur forestier canadien, l’Association des produits forestiers du Canada (APFC) estime que les conditions sont réunies pour passer des recommandations à l’action.
L’organisation a accueilli favorablement le rapport ainsi que les annonces faites le 3 juin par le ministre des Ressources naturelles, Tim Hodgson. Selon l’APFC, les mesures présentées témoignent d’une volonté de travailler de façon plus coordonnée entre Ottawa et les provinces afin d’améliorer la stabilité du secteur, de soutenir les investissements et de renforcer sa compétitivité.
Parmi les priorités mises de l’avant figure le rétablissement d’un approvisionnement prévisible en fibre, un enjeu jugé essentiel pour permettre aux entreprises de planifier leurs activités à long terme et de poursuivre la modernisation de leurs installations. L’APFC souligne également l’importance d’un cadre réglementaire plus prévisible afin de favoriser les investissements dans les usines de transformation partout au pays.
La publication du rapport coïncide avec les efforts déployés par le gouvernement fédéral pour accélérer la réalisation de grands projets et améliorer les chaînes d’approvisionnement canadiennes. Pour l’industrie forestière, cette conjoncture pourrait offrir une occasion de s’attaquer à plusieurs obstacles qui freinent depuis longtemps le développement du secteur et de nombreuses collectivités qui en dépendent.
« Le Groupe de travail sur la transformation du secteur forestier a fourni aux décideurs fédéraux et provinciaux un guide bien pensé », a déclaré Derek Nighbor, président et chef de la direction de l’APFC. Selon lui, les quelque 200 000 travailleurs du secteur souhaitent maintenant voir des mesures concrètes visant à protéger les emplois existants et à favoriser de nouveaux investissements dans l’industrie forestière canadienne. M. Nighbor estime également que les annonces présentées par le gouvernement fédéral constituent le signal le plus fort observé depuis plusieurs années en réponse aux enjeux qui touchent la compétitivité du secteur.
L’APFC a aussi salué les améliorations apportées au programme de garantie de prêts de la Banque de développement du Canada (BDC) ainsi qu’à d’autres mesures destinées à soutenir les entreprises forestières dans un contexte économique toujours incertain.
Les discussions du Conseil canadien des ministres des Forêts (CCMF), réunis cette semaine à Victoria, seront suivies de près par l’industrie. L’objectif est de poursuivre l’élaboration d’une stratégie nationale permettant de faire évoluer le secteur forestier canadien « du déclin vers la croissance », selon les termes employés par l’APFC. Pour l’industrie, l’enjeu est désormais de transformer les recommandations du rapport et les annonces ministérielles en mesures concrètes favorisant l’investissement, la modernisation des installations et la croissance du secteur.
Pour en savoir plus, l’APFC renvoie à son document « Nous cultivons pour bâtir le Canada : un plan d’action pour le secteur forestier destiné au gouvernement canadien », qui présente les principaux leviers proposés pour soutenir l’investissement, l’innovation et la gestion durable des ressources forestières.
L’Association des produits forestiers du Canada représente les producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier sur les scènes nationale et internationale, dans les domaines des politiques publiques, du commerce et de l’environnement. En 2025, le secteur a contribué pour 19,9 milliards de dollars au PIB réel et soutenait environ 200 000 emplois directs dans des centaines de collectivités partout au pays.

