Georgia-Pacific réduit coûts et arrêts grâce à l’impression 3D

Processus de conception, d’impression et d’installation d’une pièce fabriquée en impression 3D chez Georgia-Pacific

Georgia-Pacific utilise l’impression 3D pour concevoir et fabriquer rapidement des pièces adaptées aux besoins de ses installations. Image : Georgia-Pacific

Optimisation

Georgia-Pacific accélère l’adoption de l’impression 3D sur ses sites industriels afin de réduire les coûts, limiter les temps d’arrêt et améliorer la sécurité des opérations. L’entreprise utilise cette technologie pour fabriquer en interne des pièces et accessoires adaptés à des besoins très précis, directement identifiés sur le terrain.

À Muskogee, en Oklahoma, et à Brewton, en Alabama, les équipes d’ingénierie et de maintenance conçoivent des composants sur mesure qui remplacent des achats longs, coûteux ou difficiles à obtenir. Cette approche permet de répondre plus vite aux contraintes de production, tout en évitant l’immobilisation d’équipements pour des pièces mineures.

À Muskogee, le dessinateur Nate Yarbrough modélise des pièces à l’aide de logiciels de conception assistée par ordinateur (CAO), souvent à partir d’idées proposées par les opérateurs et les mécaniciens. L’un des cas les plus parlants concerne de petites languettes de boîtiers pour véhicules à guidage laser (LGV) : au lieu de remplacer l’ensemble du boîtier, l’équipe imprime uniquement la pièce endommagée, réduisant nettement les coûts et les interruptions de production.

L’impression 3D sert aussi à créer des supports de caméras, des protections pour drones et d’autres dispositifs adaptés aux besoins spécifiques du site. Cette logique de production à la demande illustre un usage très opérationnel de la fabrication additive, centré sur la rapidité d’exécution et la résolution concrète de problèmes de terrain.

À Brewton, l’impression 3D est également utilisée pour renforcer la fiabilité des procédés et la sécurité des opérateurs. Dans la zone d’eau déminéralisée, les équipes ont conçu un support imprimé en 3D pour les béchers d’échantillonnage, permettant de regrouper les prélèvements, de limiter les risques de casse et de réduire les erreurs de manipulation. Selon Georgia-Pacific, cette solution contribue également à améliorer l’organisation des opérations et à faciliter la formation des nouveaux employés.

Georgia-Pacific souligne que la sécurité et la conformité restent au cœur de chaque projet. Les pièces imprimées doivent être validées avant utilisation, et les éléments liés à la sécurité sont souvent produits dans des couleurs distinctes afin de faciliter leur identification.

L’entreprise voit aussi dans cette technologie un levier d’évolution à plus long terme, notamment avec les progrès de l’impression 3D métallique. Au sein de Koch, société mère de Georgia-Pacific, d’autres équipes développent également ces usages, dans une logique de partage de conceptions, de retours d’expérience et de bonnes pratiques pour accélérer l’adoption de la fabrication additive à l’échelle du groupe.

Pour Georgia-Pacific, l’impression 3D démontre qu’il est possible d’améliorer la performance des installations industrielles grâce à des solutions développées directement par les employés qui utilisent les équipements au quotidien.

Georgia-Pacific est l’un des principaux producteurs nord-américains de papier tissu, d’emballages, de carton-caisse, de produits de construction et de biens de consommation à base de fibres. L’entreprise exploite plus de 150 installations de fabrication et de transformation et fait partie du groupe Koch.