Le gouvernement du Canada a annoncé la création d’un comité consultatif sur les relations économiques avec les États-Unis, à quelques mois de l’examen prévu de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). L’initiative, dévoilée le 21 avril, réunit des dirigeants issus de plusieurs secteurs, dont l’industrie des produits forestiers.
Parmi les membres figurent notamment Susan Yurkovich, présidente et chef de la direction de Canfor, et Luc Thériault, président de la division pâte et produits du bois de Domtar. Leur présence reflète le poids stratégique des échanges transfrontaliers pour les producteurs canadiens de bois, de pâte et d’emballages.
Présidé par Dominic LeBlanc, le comité doit servir de plateforme de concertation pour conseiller le gouvernement sur les enjeux commerciaux, les investissements et la coopération économique bilatérale. Une première réunion est prévue le 27 avril 2026.
Cette annonce intervient dans un contexte où les conditions d’accès au marché américain demeurent déterminantes pour l’industrie canadienne. Les flux commerciaux entre les deux pays atteignent près de 3,6 milliards de dollars par jour, et plus de 85 % des échanges restent exempts de droits de douane, selon Ottawa.
Pour le secteur forestier, cette relation influence directement les prix, les décisions d’investissement et l’organisation des chaînes d’approvisionnement. La dépendance à la demande américaine reste élevée, notamment pour le bois d’œuvre, la pâte et certains segments de l’emballage.
Le mandat du comité inclut la préparation stratégique du Canada en vue de l’examen conjoint de l’ACEUM, prévu le 1er juillet 2026. Ce rendez-vous pourrait déterminer la prolongation de l’accord au-delà de sa période initiale, qui s’étend jusqu’en 2036.
En réunissant des représentants du monde des affaires, du travail et de l’investissement, le gouvernement cherche à consolider sa position dans les négociations à venir. L’objectif affiché est de maintenir un accès privilégié au marché américain tout en renforçant la compétitivité de l’économie canadienne.
Selon Ottawa, ce nouveau groupe consultatif doit permettre d’intégrer plus rapidement les réalités industrielles dans l’élaboration des politiques commerciales, à un moment charnière pour les échanges nord-américains.
D’après des informations du Bureau du premier ministre du Canada.

