Les nouveaux crédits d’impôt à l’investissement (CII) pour les projets liés à la biomasse pourraient relancer l’investissement dans le secteur forestier canadien, après plusieurs années d’incertitude politique.
Les projets de biomasse valorisent les résidus issus des opérations forestières — comme l’écorce, la sciure et les copeaux de bois — pour produire de la chaleur et de l’électricité renouvelables à partir de ressources locales. Pour les scieries et les installations de transformation du bois, cette approche peut améliorer l’efficacité énergétique tout en réduisant les déchets et les émissions.
Le secteur canadien des produits forestiers emploie directement près de 200 000 personnes et soutient environ 200 000 emplois supplémentaires dans des secteurs connexes, dont le transport, l’entretien et la fabrication. De nombreuses collectivités rurales et nordiques dépendent de ces activités pour leur vitalité économique.
Selon Association des produits forestiers du Canada, les crédits d’impôt destinés à la biomasse pourraient permettre de mobiliser environ 6 milliards de dollars de projets sur la durée du programme. Ces investissements pourraient soutenir des milliers d’emplois dans les régions rurales, contribuer aux objectifs du Canada en matière d’électricité propre et encourager la modernisation des installations forestières.
« La production d’énergie à partir de la biomasse forestière peut fournir aux Canadiens des sources durables de chaleur et d’électricité, tout en créant des emplois dans les communautés rurales et urbaines », a déclaré Derek Nighbor, président-directeur général de l’APFC.
Selon lui, l’adoption de ces crédits d’impôt représente aussi une occasion de soutenir la croissance économique, la souveraineté énergétique et la décarbonisation du pays.
L’Association des produits forestiers du Canada représente les producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier auprès des gouvernements et des marchés internationaux. Le secteur forestier contribue pour environ 21 milliards de dollars au PIB et emploie directement près de 200 000 personnes au pays.
Source : APFC

