Bois d’œuvre : la FPAC réclame un accord durable

Bois d’œuvre : la FPAC réclame un accord durable

Empilements de bois d’œuvre canadien dans une cour industrielle, au cœur du différend commercial entre le Canada et les États-Unis. Source de l'image : LMP

De l’industrie

L’Association des produits forestiers du Canada presse les gouvernements du Canada et des États-Unis de relancer les négociations afin de parvenir à un règlement durable du différend sur le bois d’œuvre résineux.

Selon l’organisation, ce conflit commercial continue d’alimenter l’incertitude pour les producteurs et les marchés nord-américains.

Les résultats préliminaires du septième réexamen administratif mené par le département américain du Commerce indiquent un taux combiné de droits antidumping et compensateurs de 24,83 % pour plusieurs producteurs canadiens, auquel s’ajoute une surtaxe de 10 % au titre de l’article 232. Au total, les exportations canadiennes de bois d’œuvre vers les États-Unis pourraient donc faire face à des droits approchant 35 %.

Pour la FPAC, un accord négocié permettrait de stabiliser les échanges entre deux industries étroitement intégrées et de soutenir la construction de logements plus abordables.

Le différend touche aussi l’équilibre de la chaîne fibre nord-américaine. L’activité des scieries influence directement l’offre de copeaux de bois, une source importante de fibre pour les usines de pâte.

Plusieurs gouvernements provinciaux partagent cette position. En Ontario, des ministres ont récemment réitéré leur demande de retrait complet des droits américains sur le bois d’œuvre canadien, qu’ils jugent nuisibles pour les chaînes d’approvisionnement et pour l’abordabilité du logement.

L’industrie forestière canadienne emploie directement près de 200 000 personnes et soutient environ 200 000 emplois supplémentaires dans des centaines de collectivités à travers le pays.