N.-B. soutient l’efficacité énergétique d’une usine de pâte

l’usine de pâte du Groupe AV NB située à Campbellton, dans le secteur d’Atholville

L’usine de pâte du Groupe AV NB située à Campbellton, dans le secteur d’Atholville

De l’industrie

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick accorde 254 600 $ pour soutenir des travaux visant à améliorer l’efficacité énergétique de l’usine de pâte du Groupe AV NB située à Campbellton, dans le secteur d’Atholville.

Les améliorations prévues portent sur l’équipement et les systèmes de l’usine afin de réduire la chaleur résiduelle, soit l’énergie excédentaire produite par les machines industrielles. Cette chaleur constitue une source importante d’émissions de gaz à effet de serre. Selon la province, les travaux devraient permettre de réduire l’empreinte carbone de l’installation d’environ 3,4 %.

Le projet comprend plusieurs interventions techniques, notamment :

  • l’installation d’un condenseur à vapeur rejetée écoénergétique pour réduire les pertes thermiques;
  • l’amélioration de l’isolation thermique des canalisations et de l’équipement;
  • l’installation de débitmètres, de sondes de température et d’autres outils de mesure pour suivre la consommation d’énergie et le rendement;
  • la mise en place de systèmes de contrôle modernisés afin d’optimiser les opérations et de réduire le gaspillage d’énergie.

Le financement provient du Fonds de l’industrie du système de tarification fondé sur le rendement, qui redistribue les recettes perçues auprès des grands émetteurs industriels afin de financer des projets visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Ce système établit des limites d’émissions pour les installations industrielles. Les installations qui demeurent sous leur seuil obtiennent des crédits de rendement, tandis que celles qui dépassent leur limite doivent acheter des crédits auprès d’autres installations ou du fonds.

Les installations qui émettent 50 000 tonnes ou plus d’équivalent en dioxyde de carbone par an doivent participer au programme. Celles dont les émissions se situent entre 10 000 et 50 000 tonnes peuvent y participer sur une base volontaire.

Selon le gouvernement, ce mécanisme vise à réduire les émissions globales de la province tout en maintenant la compétitivité des entreprises et en évitant que la production ne se déplace vers des juridictions où les règles environnementales sont moins strictes.

Source : Le gouvernement du Nouveau-Brunswick