Greif a amélioré ses résultats au troisième trimestre de son exercice 2026, la hausse des prix et les économies de coûts ayant compensé la faiblesse persistante de la demande industrielle.
Le BAIIA ajusté des activités poursuivies a progressé de 24,7 % pour atteindre 183,4 millions de dollars, contre 147,1 millions un an plus tôt. Le bénéfice net a bondi à 78,8 millions de dollars, soit 1,37 $ par action de catégorie A après dilution, comparativement à 30,7 millions et 0,53 $ par action l’année précédente.
En excluant certains éléments d’ajustement, le bénéfice net a augmenté de 87 % pour s’établir à 93,3 millions de dollars. Les ventes nettes combinées des quatre secteurs d’activité de Greif ont totalisé environ 1,17 milliard de dollars.
Selon le président et chef de la direction Ole Rosgaard, la demande industrielle demeure atone et aucun signe convaincant de reprise généralisée ne s’est encore manifesté. L’entreprise a néanmoins amélioré ses marges et renforcé sa situation financière durant le trimestre.
Les économies soutiennent les résultats
Greif a atteint 90 millions de dollars d’économies cumulatives en rythme annualisé dans le cadre de son programme d’optimisation des coûts, soit la limite supérieure de son objectif pour l’exercice 2026. L’entreprise maintient son objectif d’au moins 120 millions de dollars d’économies annualisées cumulatives d’ici la fin de l’exercice 2027.
La trésorerie d’exploitation a diminué de 69,3 millions de dollars pour s’établir à 77,8 millions. Le flux de trésorerie disponible ajusté a reculé de 86,7 millions pour atteindre 57,7 millions de dollars.
Greif précise toutefois que le résultat de l’année précédente comprenait la contribution de ses anciennes activités de carton-caisse et n’est donc pas directement comparable.
L’entreprise a également relevé son dividende trimestriel de 10,7 % et annoncé son intention de procéder à des rachats d’actions dans le cadre de ses autorisations existantes.
La dette chute après les cessions d’actifs
Greif a réduit sa dette totale de près de 1,69 milliard de dollars pour la ramener à 1,03 milliard. La dette nette est passée d’environ 2,43 milliards à 741,9 millions de dollars en un an.
Cette diminution découle principalement des produits tirés de la vente des activités de carton-caisse, y compris le réseau CorrChoice, conclue pour 1,8 milliard de dollars, ainsi que de la cession des actifs forestiers de Soterra. Le ratio de levier financier de l’entreprise est ainsi passé de 3,1 à 1,1.
Greif présente ses anciennes activités de carton-caisse comme des activités abandonnées depuis le troisième trimestre de l’exercice 2025.
Les emballages en polymère et en métal progressent
Le secteur Customized Polymer Solutions a enregistré des ventes nettes de 383,8 millions de dollars, en hausse de 45,9 millions. L’augmentation des prix, les effets de change favorables et la progression des volumes ont porté le BAIIA ajusté à 64,3 millions de dollars, contre 37,1 millions un an auparavant.
Durable Metal Solutions a généré des ventes de 405,6 millions de dollars, soit une hausse de 13,3 millions. Les gains liés aux prix et aux devises ont compensé la baisse des volumes, tandis que le BAIIA ajusté a progressé de 53,6 millions à 64 millions de dollars.
Innovative Closure Solutions a également affiché une croissance, avec des ventes de 29,7 millions de dollars et un BAIIA ajusté de 12,6 millions.
Le secteur des fibres demeure sous pression
Les ventes de Sustainable Fiber Solutions ont diminué de 24,2 millions de dollars pour s’établir à 346,5 millions. Ce recul s’explique par la baisse des prix de vente et des volumes ainsi que par la cession des actifs forestiers de Soterra.
Le BAIIA ajusté du secteur a diminué à 42,5 millions de dollars, comparativement à 48,8 millions un an plus tôt.
Greif présente ses perspectives pour 2026
Pour l’exercice 2026, Greif prévoit un BAIIA ajusté compris entre 615 et 635 millions de dollars ainsi qu’un flux de trésorerie disponible ajusté de 305 à 325 millions.
Ces perspectives sont présentées dans un contexte marqué par la faiblesse de la demande industrielle, les incertitudes géopolitiques et la volatilité des coûts des matières premières, du transport et de l’énergie.
Greif fabrique des emballages industriels dans 35 pays. Son portefeuille comprend des emballages en polymère sur mesure, des produits à base de fibres, des contenants métalliques et des solutions de fermeture destinés aux marchés industriels et spécialisés.

