Conversion de biomasse en syngas : une première chez Innofibre

Des représentants de PyroGenèse devant le système de conversion de biomasse en syngas installé à la nouvelle installation pilote d'Innofibre.

Innofibre intègre une technologie de conversion de biomasse en syngas dans sa nouvelle installation pilote.

Biomasse

Une technologie de conversion de biomasse contaminée en gaz de synthèse (syngas) a officiellement fait ses débuts dans la nouvelle installation pilote d'Innofibre, renforçant les capacités de recherche du centre en matière de valorisation de la biomasse pour des applications énergétiques et industrielles.

Développée par l'entreprise montréalaise PyroGenèse, cette technologie a été intégrée à la nouvelle plateforme de recherche pilote et précommerciale de 14 millions de dollars d'Innofibre, inaugurée en juin. Affilié au Cégep de Trois-Rivières, le centre soutient l'innovation dans les secteurs québécois des pâtes et papiers, de la foresterie et du bioraffinage.

Selon Innofibre, cette installation est la seule du genre en Amérique du Nord capable de reproduire les conditions de production industrielle. Elle a été conçue pour accélérer le développement et la commercialisation de technologies liées aux ressources forestières, à la biomasse agricole, aux produits biosourcés, aux biomatériaux, au biochar, à la valorisation des déchets, à la décarbonation et à la récupération des résidus.

Convertir la biomasse contaminée en syngas

Le système installé permet de transformer de la biomasse contaminée en gaz de synthèse, ou syngas.

Ces matières peuvent contenir de la peinture, des solvants, de la mélamine ou d'autres contaminants provenant notamment de produits du bois manufacturés, de matériaux de construction ou de flux de déchets mixtes.

La technologie de gazéification à haute température de PyroGenèse traite ces contaminants pendant la production du syngas, ce qui élargit l'éventail des matières pouvant être valorisées plutôt que mises au rebut.

Le syngas obtenu peut servir à produire de l'électricité ou être utilisé comme matière première pour fabriquer des produits chimiques, des engrais, du méthanol, de l'ammoniac ainsi que des carburants synthétiques, dont le diesel renouvelable et l'essence renouvelable.

Renforcer la recherche en bioéconomie

L'intégration de cette technologie élargit les capacités de recherche d'Innofibre en matière de valorisation de la biomasse et soutient les efforts visant à accélérer la commercialisation de technologies à faibles émissions de carbone destinées aux secteurs des produits forestiers et de la bioéconomie.

L'installation a été inaugurée en présence du ministre du Travail du Québec et député de Trois-Rivières, Jean Boulet, de représentants de Développement économique Canada, du Fonds du Grand Mouvement Desjardins et d'Innofibre. Des membres de l'équipe d'ingénierie de PyroGenèse ont également participé à l'événement.

Le président et chef de la direction de PyroGenèse, P. Peter Pascali, a indiqué que cette collaboration témoigne de l'engagement de l'entreprise à soutenir la commercialisation de technologies québécoises dans les domaines de la bioéconomie, de la foresterie et de la décarbonation.

Innofibre – Centre d'innovation des produits cellulosiques est un centre collégial de transfert de technologie (CCTT) affilié au Cégep de Trois-Rivières. L'organisation mène des activités de recherche appliquée et de transfert technologique au service des industries des pâtes et papiers, de la foresterie et du bioraffinage afin d'aider les entreprises à développer et à commercialiser des produits et procédés biosourcés.

Basée à Montréal, PyroGenèse développe des technologies d'ingénierie reposant sur le plasma pour des applications liées à l'énergie, à la réduction des émissions, aux matériaux avancés, au chauffage des procédés et au traitement des déchets. L'entreprise dessert des clients des secteurs des métaux, de l'aérospatiale, des services publics, des services environnementaux et de la défense. Ses activités sont certifiées ISO 9001:2015 et AS9100D.