Canada : l’APFC alerte sur la compétitivité du secteur forestier

Forêt canadienne en région montagneuse illustrant le secteur forestier et ses enjeux économiques

Forêt canadienne, au cœur d’un secteur clé confronté à des enjeux de compétitivité et de résilience. Image : APFC

De l’industrie

L’Association des produits forestiers du Canada multiplie les appels à l’action, mettant en avant à la fois le poids économique du secteur forestier, les pressions croissantes sur sa compétitivité et la nécessité de renforcer sa résilience face aux feux de forêt.

Ces messages, formulés à travers plusieurs récentes publications, convergent vers une même conclusion : le Canada doit agir rapidement pour soutenir un secteur clé de son économie.

Un pilier économique national

Selon l’APFC, le secteur forestier canadien demeure un moteur économique majeur, avec une contribution de 19,9 milliards de dollars au PIB et près de 200 000 emplois directs à travers le pays. Les exportations ont atteint 34,6 milliards de dollars, tandis que les volumes de production et de transport confirment l’ampleur de l’activité à l’échelle nationale.

Afin de mieux documenter cette contribution, l’association a lancé un tableau de bord interactif alimenté par des données de Statistique Canada, offrant un suivi en temps réel des principaux indicateurs du secteur.

Une compétitivité fragilisée

Dans le même temps, l’APFC souligne que l’industrie traverse une période difficile, marquée par plusieurs années de marché morose, des tensions géopolitiques et une instabilité persistante des marchés mondiaux.

Les droits de douane et taxes appliqués aux exportations de bois d’œuvre vers les États-Unis, estimés en moyenne à 45 %, pèsent fortement sur la compétitivité des producteurs canadiens.

Face à ces défis, l’association appelle à des mesures concrètes pour améliorer l’attractivité du Canada, notamment en matière de fiscalité, d’efficacité des chaînes d’approvisionnement et de soutien à l’investissement industriel.

Les feux de forêt, un enjeu structurel

Les feux de forêt ne constituent plus des événements ponctuels, mais un phénomène systémique aux impacts croissants. Au-delà des enjeux environnementaux, leurs effets se répercutent sur les chaînes d’approvisionnement, les infrastructures et l’activité économique à l’échelle nationale.

L’APFC plaide pour un passage d’une logique de réaction à une approche de prévention et de résilience à long terme. Cela implique une gestion forestière proactive, des investissements stables et une meilleure coordination entre les différents niveaux de gouvernement.

L’association insiste également sur le rôle central des communautés autochtones et des autorités provinciales dans la mise en œuvre des stratégies de gestion des risques.

Un secteur en phase d’ajustement

Pour l’APFC, le Canada dispose des outils et des connaissances nécessaires pour répondre à ces défis. L’enjeu réside désormais dans la mise en œuvre de politiques cohérentes, capables de soutenir la compétitivité du secteur tout en renforçant sa résilience face aux risques climatiques.

Dans ce contexte, l’association appelle le gouvernement fédéral à jouer un rôle facilitateur, en soutenant les investissements à long terme, en harmonisant les politiques et en renforçant la coordination nationale.

L’Association des produits forestiers du Canada représente les producteurs de bois, de pâte et de papier à l’échelle nationale et internationale. Le secteur contribue à hauteur de 19,9 milliards de dollars au PIB canadien et génère près de 200 000 emplois directs à travers le pays.