Domtar met à l’arrêt son usine de pâte fluff en Alabama

L'usine de pâte fluff de Coosa Pines, en Alabama

L'usine de pâte fluff de Coosa Pines, en Alabama. Source de l'image : Domtar

De l’industrie

Domtar prévoit arrêter la production de son usine de pâte fluff de Coosa Pines, en Alabama, d’ici la mi-mai 2026. La décision touche 285 employés.

L’arrêt inclut également l’usine de copeaux de Talladega, qui alimente le site. Les opérations seront progressivement réduites au cours des prochaines semaines.

Située le long de la rivière Coosa, dans le comté de Talladega, l’usine est en activité depuis 1950. D’abord dédiée au papier journal, elle a ensuite été convertie à la production de pâte fluff.

L’entreprise indique que le site n’est plus rentable dans les conditions actuelles. La faiblesse persistante du marché, combinée au vieillissement des équipements, a fait grimper les coûts d’exploitation et d’entretien. Ces facteurs ont rendu l’exploitation du site difficile à maintenir.

Domtar prévoit une fermeture progressive et indique que des mesures d’accompagnement seront mises en place. Les employés auront accès à des programmes de transition, à du soutien à la recherche d’emploi et à certains avantages.

À l’échelle locale, des organismes se mobilisent déjà. Les chambres de commerce de la région collaborent avec différents partenaires pour orienter les travailleurs vers de nouveaux emplois, des formations et des services d’accompagnement.

Pendant des décennies, Coosa Pines a occupé une place centrale dans l’économie régionale, avec un impact annuel estimé à 569 millions de dollars. Sa fermeture illustre les pressions croissantes sur les usines de pâte les plus anciennes en Amérique du Nord, notamment dans les segments où les coûts augmentent et la demande reste incertaine.

Domtar est un producteur nord-américain de pâte, de papier, d’emballages et de papier tissu. L’entreprise exploite plus de 60 sites et emploie environ 14 000 personnes. Sa capacité annuelle atteint 7,2 millions de tonnes de produits à base de fibres, en plus d’une production importante de bois d’œuvre. Elle appartient à l’investisseur Jackson Wijaya.