L’APFC réclame des mesures sur les coûts ferroviaires

Grumes empilées et arrimées sur une remorque de transport

L’APFC réclame une stratégie ferroviaire adaptée afin d’améliorer la fiabilité du transport et la compétitivité des produits forestiers canadiens. Image : APFC

De l’industrie

L’Association des produits forestiers du Canada (APFC) réclame une stratégie ferroviaire à long terme adaptée au secteur forestier, alors que le gouvernement fédéral va de l’avant avec des mesures de soutien au transport de l’acier canadien.

L’APFC salue la reconnaissance, par Ottawa, du fait que les produits forestiers et l’acier évoluent dans des conditions de marché différentes et que le secteur forestier nécessite une approche distincte. Selon l’association, l’amélioration de la fiabilité du transport ferroviaire et de la compétitivité des coûts est essentielle pour accroître l’utilisation du bois canadien, diversifier les marchés d’exportation et soutenir les communautés dépendantes de la forêt.

Le secteur forestier canadien emploie près de 200 000 personnes dans des centaines de communautés. Sa dépendance au transport ferroviaire est particulièrement importante, puisqu’un chargement moyen de produits forestiers parcourt environ 1 200 kilomètres par voie terrestre, selon l’APFC.

Près de 90 % des usines membres de l’association ne sont desservies que par un seul transporteur ferroviaire, ce qui laisse peu de solutions de rechange pour acheminer les produits sur de longues distances. Le réseau ferroviaire relie les usines aux marchés intérieurs ainsi qu’aux ports et aux autres points d’accès aux marchés internationaux.

L’APFC estime que les frais ferroviaires représentent entre 20 % et 25 % de la valeur des produits rendus à destination, soit environ 2 à 3 milliards de dollars par année. Selon l’association, cette somme équivaut à près de 15 % du PIB réel annuel du secteur et à la moitié de ses dépenses annuelles actuelles en immobilisations et en réparations.

Derek Nighbor, président et chef de la direction de l’APFC, a indiqué que l’industrie recherchait des améliorations structurelles plutôt qu’une aide temporaire. Il a réclamé des mesures capables de renforcer le service ferroviaire et de réduire durablement les coûts de la chaîne d’approvisionnement, tout en tenant compte des réalités propres au secteur forestier.

L’APFC a également souligné les efforts déployés aux États-Unis, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Australie pour promouvoir le transport ferroviaire et répondre aux enjeux liés aux coûts. L’association prévoit collaborer avec le gouvernement fédéral et les transporteurs ferroviaires afin d’améliorer la compétitivité des produits forestiers canadiens et de soutenir l’emploi dans le secteur.

L’APFC présente ses recommandations dans son rapport intitulé Réparer les chaînes d’approvisionnement de transport du Canada : Solutions pour un secteur forestier concurrentiel.

L’Association des produits forestiers du Canada représente les producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier au pays et à l’étranger sur les questions gouvernementales, commerciales et environnementales. Le secteur forestier canadien génère plus de 87,2 milliards de dollars de revenus annuels, procure environ 200 000 emplois directs et exerce ses activités dans des centaines de communautés.