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L’Automatisation et l’emploi

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Une pancarte affichée à mon bureau de courrier local semble prétendre qu'il manque de robots pour remplacer les humains. En fait, c'est l'inverse. À l'heure actuelle en Amérique du Nord, dans de nombreux secteurs, il y a une pénurie de personnel pour effectuer des travaux qui ne peuvent pas être automatisés.

En 2018, le taux de chômage au Canada et aux États-Unis a atteint son plus bas niveau au 21e siècle, soit 5,8% au Canada et 3,9% aux États-Unis. Certains des effets de cette baisse sur l'industrie des produits forestiers ont été dramatiques. Il y a eu beaucoup de départs à la retraite de la génération du baby-boom au cours des dernières années, et les chercheurs d'emploi ne sont pas facilement attirés par certains emplois du secteur. Un cadre d'une grande entreprise forestière a récemment déclaré que l'âge moyen de ses chauffeurs routiers était de plus de 60 ans et que très peu de jeunes choisissaient cette carrière. Un producteur de pâtes a dû ralentir sa production en raison du manque de camions pour livrer des copeaux de bois en décembre dernier. De plus, les délais de livraison de grosses pièces d'équipement dans les projets d'ingénierie sont retardés de plusieurs mois, car les fournisseurs ne disposent pas de la main-d'œuvre nécessaire pour livrer plus rapidement.

On a longtemps craint que l'automatisation supprime les emplois. Comme l'indique une publication récente de la Banque mondiale, les travailleurs effectuant des tâches routinières «codifiables» sont les plus vulnérables au remplacement, mais le développement de nouvelles technologies crée de nouveaux emplois et accroît la productivité, générant de nouveaux secteurs et de nouvelles tâches qui compensent largement les emplois perdus. Il y a plusieurs années, j'ai été impliqué dans un projet d'installation d'un appareil pour effectuer les essais sur le papier de façon automatique dans une usine de papier et certaines des personnes exécutant les essais étaient sur le point de perdre leur emploi. Du travail a toutefois été créé pour des employés plus qualifiés, notamment des techniciens en instrumentation (pour étalonner et entretenir l'équipement) et des ingénieurs de procédés (pour exploiter les données, qui étaient désormais plus fiables et plus fréquentes et pouvaient être utilisées pour améliorer la qualité et le rendement des produits en utilisant des outils d'analyse prédictifs).

L'industrie des produits forestiers a réagi à la crise des ressources humaines en adoptant plusieurs approches. En plus d'essayer d'améliorer leur productivité grâce à des outils tels que l'automatisation, les entreprises ont accru leurs efforts de recrutement. Des changements novateurs sont à l'étude, tels que des remorques plus grandes pour transporter les copeaux de bois ou les expédier par rail. Les associations aident à attirer les travailleurs, en particulier ceux qui sont au stade de faire un choix de carrière, en faisant valoir les avantages du travail dans l'industrie (par exemple, «Work Wild» de l'Alberta Forest Products Association et «La main-d'œuvre la plus verte» de l'Association des produits forestiers du Canada). Travailler dans de petites communautés forestières présente des avantages tels que des temps de déplacement rapides, des logements spacieux à bas coût et des communautés très unies.

Qu'en est-il des camions autonomes? Cela peut-il résoudre le problème du nombre insuffisant de chauffeurs de camion? Probablement pas pour longtemps, voire pas du tout. La technologie de pointe actuelle exige toujours que le conducteur soit au volant et fasse attention à la route. Au niveau suivant, qui n'a toujours pas obtenu l'approbation réglementaire, les gros camions pourraient se déplacer sans surveillance sur l'autoroute, mais des pilotes-chauffeurs seraient utilisés à chaque extrémité du trajet. On peut se demander si les camions autonomes peuvent être programmés pour conduire dans des conditions enneigées ou sur des routes forestières. Des travaux de recherche sont en cours dans ce domaine. Déplacer des charges de manière répétitive sur une courte distance est probablement faisable à court terme. Malgré les craintes suscitées par Hollywood de voir les robots conquérir le monde, le scénario le plus probable est qu'ils fassent les travaux ennuyeux et nous laissent les emplois intéressants et stimulants!


 Martin Fairbank a travaillé dans le domaine de la foresterie pendant 31 ans, y compris de nombreuses années pour un producteur de pâtes et papier et deux ans avec Ressources Naturelles Canada. Détenteur d'un PhD en chimie et d'une expérience en amélioration de procédés, développement de produits, gestion d'énergie et de production rentable, Martin est actuellement un conseiller indépendant basé à Montréal. Il est également écrivain et a publié récemment Resolute Roots qui relate les 200 ans d'histoire de la compagnie Produits forestiers Résolu et de ses prédécesseurs.

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