La Commission européenne a adressé à UPM et Sappi une communication des griefs exposant ses préoccupations préliminaires concernant leur projet de coentreprise dans les papiers graphiques.
Selon la Commission européenne, l’opération pourrait réduire la concurrence sur les marchés européens du papier couché mécanique (CM) et du papier couché sans bois (WFC). Ces catégories sont notamment utilisées pour les magazines, les livres et les documents promotionnels.
L’évaluation préliminaire de la Commission indique que la coentreprise pourrait acquérir un pouvoir de marché suffisant pour augmenter les prix ou réduire la qualité des produits. La Commission n’est pas non plus convaincue que les économies de coûts, les améliorations environnementales et les gains de résilience de l’approvisionnement avancés par les entreprises suffiraient à compenser les risques pour la concurrence.
La communication des griefs constitue une étape formelle d’une enquête approfondie en matière de concentrations et ne préjuge pas de la décision finale. UPM et Sappi peuvent présenter une réponse, consulter le dossier de la Commission et demander une audition.
UPM a indiqué examiner le document avec Sappi et prévoit de répondre aux préoccupations en temps opportun. L’entreprise se dit convaincue de pouvoir répondre pleinement aux réserves préliminaires de la Commission.
UPM maintient également que la coentreprise est nécessaire pour assurer la continuité de l’approvisionnement des clients européens en papiers graphiques et renforcer la résilience de l’ensemble du secteur européen.
La communication des griefs constitue la plus récente étape d’un examen dont le calendrier avait été suspendu le 26 mai, dans l’attente de renseignements demandés par la Commission. La date limite actuellement fixée pour rendre une décision finale est le 11 novembre.
Détenue à parts égales, la coentreprise regrouperait l’ensemble d’UPM Communication Papers et les activités européennes de Sappi dans les papiers graphiques. Les activités et actifs apportés par les deux groupes représentent une valeur d’entreprise combinée estimée à 1,42 milliard d’euros, hors synergies attendues.
Les deux groupes continueront d’exploiter leurs activités séparément jusqu’à l’obtention des autorisations réglementaires nécessaires et à la clôture de l’opération.
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