GreenFirst Forest Products a renoué avec la rentabilité au deuxième trimestre de 2026, soutenue par la hausse des prix du bois d’œuvre, l’augmentation des expéditions, l’amélioration de sa performance opérationnelle et le renversement d’une provision pour dépréciation des stocks.
Le producteur ontarien de bois d’œuvre a déclaré un bénéfice net de 5,5 M$ CA, soit 0,24 $ par action après dilution, pour le trimestre clos le 27 juin. Au premier trimestre, l’entreprise avait enregistré une perte nette de 20,7 M$ CA, ou 0,89 $ par action après dilution.
Le BAIIA ajusté s’est établi à 11,8 M$ CA, comparativement à un résultat négatif de 15,1 M$ CA au trimestre précédent. Les ventes nettes ont progressé de 59 % pour atteindre 96,1 M$ CA, principalement grâce à l’augmentation des volumes expédiés et à l’amélioration des prix réalisés.
Le prix moyen réalisé du bois d’œuvre de GreenFirst a atteint 764 $ CA par millier de pieds-planche, contre 666 $ CA au premier trimestre. L’entreprise attribue cette progression au raffermissement des marchés de référence et à une composition de produits plus favorable.
Les coûts de fabrication ont diminué de 10 % par rapport au trimestre précédent, sous l’effet de volumes de production plus élevés et d’une meilleure performance opérationnelle. Les progrès ont notamment été observés à la ligne de sciage de grosses billes de Chapleau, dont la mise en service et l’optimisation se sont poursuivies pendant le trimestre.
Les résultats ont également bénéficié du renversement d’une provision pour dépréciation des stocks de 16,2 M$ CA. Cette opération reflète la hausse des prix du bois d’œuvre, la diminution des stocks et une proportion plus élevée de produits haut de gamme. GreenFirst avait comptabilisé une provision de 1,8 M$ CA au premier trimestre.
Les charges au titre des droits et tarifs ont toutefois augmenté, passant de 12,1 M$ CA au premier trimestre à 21,1 M$ CA au deuxième. Cette hausse s’explique par l’augmentation des volumes expédiés et des prix de vente. GreenFirst affirme avoir été assujettie à un taux combiné de 45,16 % sur ses exportations vers les États-Unis.
Le chef de la direction, Joel Fournier, a indiqué que l’entreprise continuera de chercher à améliorer la fiabilité de ses activités, à accroître sa production et sa productivité, à réduire ses coûts de fabrication et à renforcer ses flux de trésorerie disponibles.
GreenFirst demeure prudente quant aux perspectives à court terme, en raison notamment des problèmes d’abordabilité du logement, de l’incertitude commerciale ainsi que de la volatilité des coûts de l’énergie et du transport. L’entreprise estime néanmoins que la demande à long terme pour le bois d’œuvre reste soutenue par le déficit de logements aux États-Unis, le vieillissement du parc immobilier et les activités de réparation et de rénovation.
GreenFirst Forest Products est un producteur ontarien de bois d’œuvre résineux destiné aux marchés résidentiel, commercial et industriel. L’entreprise exploite quatre scieries situées dans des régions forestières couvrant plus de six millions d’hectares de terres publiques ontariennes certifiées FSC. Ses actions sont négociées à la Bourse de Toronto sous le symbole GFP.

