Façonner l’avenir, une pièce à la fois !

Yves Noël enseignant au Cégep de Trois-Rivières travaillant à la conception de moules avec Tarijk Jabrane, titulaire de la Chaire de recherche industrielle dans les collèges du CRSNG en écoconception pour une économie circulaire d’emballages en pâte cellulosique thermoformée entouré de son équipe.

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La fabrication de produits en pâte cellulosique thermoformée nécessite avant tout la création d’un moule approprié.

La conception de ces pièces en trois dimensions est loin d’être plate ! C’est un super défi pour les futurs techniciens en génie mécanique et leurs professeurs du Cégep de Trois-Rivières qui participent aux divers projets de recherche dans ce domaine, chez Innofibre.

Une collaboration fructueuse

Deux enseignants du programme de Techniques de génie mécanique du Cégep de Trois-Rivières, Yves Noël et Philippe Dubé, amènent leurs expertises complémentaires respectivement en conception et en fabrication, aux projets de développement de divers produits en pâte cellulosique thermoformée. Leur collaboration est particulièrement utile pour la mise au point des moules nécessaires à ces projets de recherche appliquée. En effet, leurs connaissances en modélisation et en usinage sont précieuses pour l’aboutissement des projets menés avec des partenaires industriels.

Depuis plusieurs sessions, Yves Noël participe activement à la conception de différentes pièces qui seront ensuite moulées ou thermoformées. C’est notamment lui qui est à l’origine du design du masque écologique, biodégradable et compostable, sur lequel Innofibre travaille depuis le début de la pandémie. Plusieurs autres moules ont aussi été produits à l’externe, à partir de ses designs. Son savoir et son implication dans les divers projets sont très appréciés de ses collègues et des partenaires industriels.

De son côté, Philippe Dubé a rejoint l’équipe plus récemment afin d’apporter l’expertise qu’il manquait à l’équipe, dans l’usinage de pièces, mais pas n’importe quelles pièces ! Il s’agit des moules qui serviront dans le procédé de thermoformage des produits cellulosiques et c’est parfois un véritable défi, car les géométries demandées peuvent être très complexes. Sa complémentarité avec son collègue Yves est un atout pour Innofibre et la Chaire de recherche industrielle dans les collèges du CRSNG en écoconception pour une économie circulaire d’emballages en pâte cellulosique thermoformée. Grâce à Yves et Philippe, Innofibre bénéficie maintenant de l’expertise essentielle pour la modélisation et l’usinage de ses moules à l’interne.

Pour Yves Noël et Philippe Dubé, enseignants au programme Techniques de génie mécanique du Cégep de Trois-Rivières, l’avantage de la collaboration entre les programmes techniques et les Centres de transfert technologique est indéniable : « Enseigner en techniques de génie mécanique, c’est exposer des concepts fondamentaux, mais c’est aussi inculquer des compétences utiles pour l’industrie.  Un professeur a donc tout avantage à continuer d’exercer son métier pour être confronté à l’évolution des pratiques. C’est exactement ce que nous offre Innofibre ! «

De plus, Yves et Philippe supervisent les étudiants de Techniques de génie mécanique qui font des stages chez Innofibre. Présentement, deux étudiants, Émile Michaud et Anthony Allard, participent aux projets d’Innofibre dans ce domaine. Une rémunération des plus intéressantes leur est versée en tant qu’étudiants-employés.

Ainsi, cette collaboration constitue une excellente occasion pour ces enseignants, de bonifier le contenu des cours qu’ils donnent en y intégrant des cas concrets concernant des développements réels pour l’industrie. Les contraintes rencontrées lors des projets sont souvent des nouveaux défis.

Innofibre 3juin21 2Émile Michaud et Anthony Allard, étudiants, Yves Noël, professeur de conception en Techniques de génie mécanique

Des outils à la fine pointe

En participant aux travaux de recherche, les étudiants et les enseignants obtiennent un accès de première ligne à une foule d’équipement à la fine pointe de la technologie, chez Innofibre. C’est le cas pour l’imprimante 3D et le système de numérisation des pièces.

Inversément, Innofibre obtient un laisser-passer pour la fabrication de pièces complexes par les enseignants, sur la machine-outil à commande numérique CNC 5-axes du département des Techniques de génie mécanique.

Émile Michaud est employé-étudiant chez Innofibre et étudiant en Techniques de génie mécanique au Cégep de Trois-Rivières et cette double occupation a été une formule gagnante pour son parcours pédagogique : « Travailler chez Innofibre m'aide à développer mes compétences en tant que technicien en génie mécanique. Effectivement, grâce aux projets variés sur lesquels je travaille, j'acquiers régulièrement de nouvelles connaissances ce qui me permet de repousser mes limites afin de devenir un meilleur concepteur mécanique. »

Place à l’imagination

Ce genre de collaborations est enrichissant pour tous : autant pour les étudiants et les professeurs de génie mécanique, que pour les chercheurs et les techniciens d’Innofibre. Ce sont des défis qui ne manquent jamais de stimuler la créativité de chaque participant aux projets.

Chez Innofibre, que ce soit pour des masques en fibres naturelles ou des contenants de produits secs ou liquides, les développements en cours ou futurs, présentent un horizon sans frontière pour des conceptions novatrices. Les produits en pâte cellulosique thermomoulée sont de multiples occasions de repenser une multitude de produits pour éviter l’utilisation des plastiques et offrir des solutions plus vertes.

Anthony Allard, employé-étudiant chez Innofibre et étudiant en Techniques de génie mécanique au Cégep de Trois-Rivières ne regrette pas de s’être joint à l’équipe d’Innofibre : « Pendant mes études, travailler chez Innofibre me permet d’appliquer concrètement ce que j’apprends dans la technique de génie mécanique en plus de me permettre d’étendre mes connaissances sur de nouveaux domaines comme le thermoformage. Ce stage est définitivement une expérience enrichissante et formatrice pour mon futur emploi. »

Un outil pour le recrutement

À peu près tous les programmes techniques de niveau collégial au Québec souffrent d’un manque d’intérêt presque généralisé. Il devient de plus en plus difficile d’obtenir des inscriptions en nombre suffisant pour assurer la survie de ces programmes. D’ailleurs, plusieurs programmes ont déjà subi une abolition pure et simple de la part du ministère de l’Enseignement supérieur ou des collèges qui devaient encaisser un certain niveau de déficit pour les maintenir.

La possibilité de participer à des projets de recherche appliquée dans les centres collégiaux de transfert de technologie (CCTT) est peu connue des finissants du secondaire. Une promotion plus poussée à ce niveau permettrait certainement d’accroitre l’intérêt des jeunes qui sont très éveillés par des réalisations concrètes. De plus, dans le cas des projets d’Innofibre, le domaine des innovations proposées correspond bien aux aspirations des jeunes conscients de la nécessité de faire la lutte aux changements climatiques.

Une formation stimulante avec des défis réels attend tous les futur-e-s étudiant-e-s qui trouveront sûrement un programme technique à la hauteur de leurs ambitions !

https://www.cegeptr.qc.ca/cours-cegep/programmes-techniques/


La mission d'Innofibre
« Contribuer au positionnement technologique et au développement durable de l’industrie papetière et du bioraffinage au Québec, en soutenant l’innovation et la diversification des produits issus de la biomasse et en adaptant les technologies papetières. »

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Mario ParenteauMario Parenteau,
Responsable de la recherche chez Innofibre