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Les trésors cachés du papier tissu

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Nouvelles molécules, meilleure gestion de l'eau, meilleurs designs et meilleure gestion du séchage font partie des stratégies pour réduire les coûts de production du papier tissu.

Tout le monde souhaite produire du papier plus doux et plus résistant, mais comment faire quand la relation entre ces deux caractéristiques sont inversement proportionnelles ? Chez Solenis, la solution passait par le développement d'une nouvelle molécule pour lier la fibre, a soutenu Pascal Rivard lors d'un atelier dans le cadre de Tissue Masters à PaperWeek Canada 2017. Le but : remplacer l'amidon et les enzymes.

Après trois ans de recherche et développement, Solenis a donc réalisé des tests avec sa nouvelle molécule, plus petite et qui développe deux liaisons avec l'hydrogène, en la comparant à l'amidon et au GPAM. Un essai pilote a démontré que cette molécule maintenait une résistance équivalente à l'amidon, tout en étant plus douce selon un panel de 25 personnes testées à l'aveugle. De plus, la molécule n'avait pas d'impact significatif sur la dispersabilité. D'autres tests ont démontré des résultats semblables par la suite.

Résultat : la molécule synthétique est résistante tout en améliorant la douceur. « C'est une molécule qui peut être commercialisée directement sur le marché sans avoir d'impact sur la dispersabilité », a soutenu M. Rivard.

Optimiser les équipements

Selon Marco Pescantin, de Quattro Paper, plusieurs optimisations simples peuvent grandement améliorer le rendement et l'efficacité des machines à papier recyclé pour la production de papier tissu.

Par exemple, les nouveaux designs des rotors peuvent réduire la quantité de contaminants tout en réduisant les risques de court-circuit. De plus, les eaux de récupération peuvent contaminer énormément les opérations. En ajoutant des filtreurs plus fins, avec des trous passant de 10 mm à 3 mm, les rendements ont augmenté de 2% dans une étude de cas, souligne M. Pescantin. Dans un autre cas, un bassin de décantation a été ajouté pour laisser le temps aux microparticules de sédimenter. Résultat : moins de produits chimiques étaient nécessaires pour produire un papier de meilleure qualité.

Optimiser les hottes Yankee

Lawrence Yane a pour sa part présenter les résultats de recherche effectués par Enerquin Air sur les hottes Yankee. Le but de l'opération : utiliser le moins d'énergie possible pour sécher le papier.

Pour y arriver, M. Yane suggère d'abord de maximiser le séchage dans les cylindres, car les couts d'opération sont moindre. Puis, il faut ouvrir les « profiling dampers » lorsque possible et maintenir l'humidité à la sortie de la hotte aussi élevée que possible. Finalement, il faut ajuster les flux d'air et optimiser la capacité du ventilateur de soufflage.

Grâce à cette technique, des tests réalisés depuis 2012 ont démontré des résultats variant de -3% à +27 %, générant des économies allant jusqu'à 181 000 $. « Quelques résultats sont négatifs car il y a de l'incertitude dans la prise de données. Quand ça ne fonctionne pas, on revient à l'état initial, mais la plupart du temps, les gains sont très intéressants », conclut Yane.


 

 
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