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Mercredi 17 octobre 2018

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Accélérer le développement de la bioéconomie du Canada

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Partenariats, création de pôles d'innovation, intensification de la recherche et développement et aide à la commercialisation sont des facteurs clés qui feront émerger la bioéconomie au Canada.

« Les changements climatiques sont bien réels et tangibles alors que l'on voit les saisons de récolte allonger chaque année et les glaciers fondre », a souligné Murray McLaughlin, président de McLaughlin Consultant, une firme spécialisée sur la bioéconomie, lors d'un lunch d'affaires tenu dans le cadre de PaperWeek Canada 2018.

Une des causes importantes de l'impact grandissant des humains sur la planète est la croissance exponentielle de la population qui est passée de 2 milliards en 1927 à 7,8 milliards de personnes aujourd'hui, a-t-il ajouté.

Une des solutions pour éviter un emballement du climat : miser sur la bioéconomie pour réduire notre empreinte carbone. Mais pas question de tomber dans le dogmatisme en éliminant complètement l'utilisation des carburants fossiles du jour au lendemain, ajoute l'expert. « Les volumes de production sont beaucoup trop grands, mais nous pouvons graduellement réduire notre dépendance au pétrole en devenant complémentaires à l'industrie pétrolière, dit-il. De plus, ils ont les poches creuses et ça peut nous aider à développer de nouveaux produits conjointement. »

Et le Canada est très bien positionné pour tirer profit de l'émergence de la bioéconomie, croit le fondateur de Bioindustrial Innovation Canada. « Les 166 millions d'hectares de forêts certifiées au pays nous placent dans une situation qui fait l'envie de plusieurs pays, a-t-il ajouté. Il reste à voir comment on peut capitaliser sur cet actif. »

Une des clés du succès est de créer une chaine d'approvisionnement stable. De plus, il faut être inclusif pour intégrer le secteur de l'agriculture afin de créer des regroupements technologiques dans le secteur de la bioéconomie, comme on a vu émerger à Sarnia en Ontario, oú la première usine de fabrication de sucre bioindustriels en Amérique du Nord a vu le jour.

À travers le pays, plusieurs pôles similaires sur la bioéconomie voient le jour, comme c'est le cas à La Tuque et à Bécancour au Québec, mais aussi à Thunder Bay et ailleurs, note ce dernier.

Et c'est justement les multiples partenariats qui permettront de faire émerger la bioéconomie rapidement, autant d'un point de vue local, national qu'international. « Personne n'a toutes les réponses et c'est pourquoi il faut bâtir des partenariats », assure M. McLaughlin.


 

 
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