Génomique : au service de l’industrie forestière

Mercredi, 11 janvier 2017 00:00 Mathieur Régnier
Imprimer

L'industrie des produits forestiers du Canada profitera d'ici quelques années des retombées de trois projets de recherche en génomique forestière. Les gouvernements viennent d'y investir 25 millions de dollars.

Les chercheurs en génomique forestière ont reçu un beau cadeau de Noël (PDF). Juste avant la période des Fêtes, Génome Canada, Génome Québec et leurs partenaires annonçaient des investissements de 110 millions de dollars en espèces et en services pour faire avancer la génomique de l'environnement et des ressources naturelles. Près du quart de ce total est dirigé vers les activités forestières et se recoupe en trois projets de recherche codirigés par l'Université Laval, l'Université de la Colombie-Britannique et l'Université de Calgary.

La génomique est l'ensemble des disciplines relatives à l'étude du génome. La génomique forestière facilitera la transition vers des bioproduits lucratifs. La discipline contribue à la diversification de l'industrie forestière à l'heure où le sous-secteur des pâtes et papiers est en déclin et au moment où des politiciens nord-américains sont tentés de considérer les négociations commerciales entourant le bois de sciage comme une nouvelle série de téléréalité.

Les nouveaux projets dont l'annonce des subventions a été faite en décembre 2016 visent notamment à sélectionner des arbres qui seront mieux adaptés aux conditions environnementales créées par les changements climatiques. L'industrie forestière pourra ainsi augmenter sa production, réduire ses pertes et améliorer ses performances environnementales. La foresterie, secteur phare de l'industrie canadienne de l'extraction des ressources naturelles, a tout à gagner de tels projets de recherche. Or la génomique de l'environnement et des ressources naturelles sont des secteurs où l'on commence à peine à offrir des solutions aux enjeux auxquels font face les secteurs industriels traditionnels. L'exemple classique en foresterie est celui de la production d'arbres avec des qualités importantes pour le commerce : branches droites, aiguilles qui perdurent plus longtemps et des semis à croissance plus rapide. On répète par ailleurs que d'ici quelques années, les pépinières pourraient choisir des semis d'épinette résistants, à titre d'exemple, à la tordeuse de bourgeons.

Les investissements associés aux trois projets annoncés totalisent 25 M$:

Ce financement proviendra en partie du gouvernement fédéral (octroi de 38 millions de dollars) ainsi que des provinces, des organismes internationaux et du secteur privé. Voilà une excellente nouvelle en ce début 2017. Une bonne nouvelle pour le pays et pour près de 2 millions de travailleurs.