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Réduire l’impact des effluents de fabrication des pâtes sur la reproduction des poissons

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En 1992, le gouvernement fédéral a présenté le Règlement sur les effluents des fabriques de pâtes et papiers pour protéger les poissons, leur habitat et la santé des humains en régissant le dépôt de substances nuisibles provenant des effluents des usines de pâtes et papiers. Ce règlement stipulait que les usines devaient effectuer une étude de suivi des effets sur l'environnement (ESEE) aux trois ans pour établir les effets sur les poissons et leur habitat.

« Après trois cycles de l'ESEE, une évaluation nationale a découvert que les poissons en aval des usines de pâtes avaient de plus petites gonades et de plus gros foies, indiquant ainsi une perturbation endocrinienne. Bien que les effets sur la reproduction des poissons aient été bien documentés, peu de progrès ont été réalisés quant aux causes et aux solutions potentielles », affirme Pierre Martel, chercheur chez FPInnovations. Dans le quatrième cycle de l'ESEE, le gouvernement a autorisé certaines usines à travailler en partenariat avec des chercheurs de FPInnovations, d'Environnement Canada et des universités canadiennes pour tenter de trouver une solution. L'étude multi-organisations vise à découvrir comment avoir un impact minimal ou nul sur la reproduction des poissons.

FPInnovations a créé un essai en laboratoire à court terme (12 jours vs. 28 jours précédement) pour examiner la production d'œufs des ménés à grosse tête et il s'est avéré un bon outil pour prévoir la perturbation endocrinienne environnementale. Cette version d'essai simplifiée a permis de tester de façon efficace et rapide plus de 80 effluents provenant de 20 usines à travers le Canada. À l'aide du test de demande biochimique en oxygène (DBO5) de cinq jours, les chercheurs ont été en mesure de faire un lien entre des niveaux élevés de charges organiques dans l'eau usée et les effets sur la reproduction des poissons. En ce qui concerne les usines de pâte mécaniques et de pâte kraft, il a été démontré que les effluents contenant moins de 20 mg/l de DBO5 avaient le plus grand potentiel de n'avoir aucun effet sur la production d'œufs des poissons.

« La bonne nouvelle est que les systèmes de traitement biologiques existants fonctionnent avec un grand niveau d'efficacité et que plusieurs d'entre eux réduisent de manière constante la DBO5 à des niveaux inférieurs à 20 mg/L, affirme Martel. Les ingénieurs peuvent maintenant apporter des améliorations importantes à la qualité des effluents et à l'environnement en contrôlant la charge organique dans le système de traitement biologique, et ce, en modifiant ou en investissant très peu dans de nouveaux équipements. Les découvertes de l'étude ont permis de comprendre en profondeur le problème, ce qui représente un grand pas vers la solution. »

Pour de plus amples renseignements sur ce projet, veuillez communiquer avec Pierre Martel.

Source : FPInnovations

 
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