Commentaires sur l'éditorial de Jaclin Ouellet ''Résister à l'envahisseur''

  7 octobre 2009
 
Bravo pour votre éditorial! C'est la première fois depuis le début de toute cette histoire avec l'usine de Dolbeau-Mistassini qu'il s'écrit quelque chose avec autant d'exactitude et de justesse sur le sujet. Vous pouvez en être certain que la population ne se laissera pas faire. Nous sommes prêts à passer à l'histoire. Bravo encore et merci. En espérant que cela aidera notre cause.

Dany Boivin

AbitbiBowater
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  7 octobre 2009
 
De tout ce que j'ai pu lire comme couverture médiatique sur le dossier de fermeture d'usine de Dolbeau-Mistassini, Monsieur Jaclin Ouellet, dans son éditorial, est celui qui a écrit avec le plus de justesse et il a toutes mes félicitations. Enfin quelqu'un qui est vraiment au courant du dossier. Vous devriez servir comme référence aux médias dans le domaine des pâtes et papier lorsque ceux-ci sont trop attirés par le sensationnalisme.

Etienne Mimeault

Feu AbitbiBowater Dolbeau

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  Commentaires sur l'éditorial de Jaclin Ouellet ''Le respect''

  29 septembre 2009
 
Tout d'abord félicitations pour ton éditorial.

J'approuve ton analyse et tes commentaires.

Au niveau fédéral, notre gouvernement actuel n'a visiblement pas une bonne connaissance de notre industrie qui vit une double crise: économique et structurelle sans précédent.

Il est tout aussi vrai de dire que les institutions, centres et organismes de recherche ont eux-mêmes du mal à survivre à la crise. En d’autres termes, les organismes de recherche ont tout aussi besoin de l'aide des gouvernements pour être dans une meilleure position et pouvoir véritablement aider l'industrie. Comme je le disais il y a quelques mois dans un article au Nouvelliste (Trois-Rivières) : « Aidez-nous à aider l’industrie ».

À présent il semble que nous ayons une oreille favorable du côté provincial. C’est un bon début qu’il faut applaudir. À suivre.

J'écris ce commentaire de Stockholm où je viens d'assister à la remise du fameux prix Wallenberg qui est remis aux récipiendaires par le roi de Suède. En dehors de la remise des prix Nobel, le roi ne remet que deux : soit le Wallenberg dans le domaine de la foresterie et des pâtes et papiers et le prix de la recherche sur l'eau qui est un des autres dossiers clés de la prochaine décennie.

C'est dire, effectivement et comme tu le dis, l'importance que ces pays placent dans ces domaines : les produits forestiers et l’eau. C’est tout un contraste par rapport à ce que nous vivons au Canada où notre industrie apparaît souvent comme un parent pauvre et délaissé même si elle emploie plus de travailleurs que l’industrie automobile. Au crédit du fédéral, Marie Dumontier, plus connue comme présidente sortante de l’ATPPC est pour deux ans Directrice adjointe au Programme d’écologisation des pâtes et papiers. C’est une personne qui peut faire changer les choses et c’est donc à mettre au crédit du gouvernement fédéral.

Ceci dit, les organismes de recherche en Scandinavie ont eux-aussi leurs difficultés. J'en parlais ce midi avec Gunnar Svedberg, le président de Innventia, le centre de R&D suédois (l\'ancien STFI-Packforsk). Comme vous le savez, le KCL disparaîtra fin décembre 2009 et il n’en restera que la partie « essais pilotes » comme entreprises commerciales. Par contre 150 chercheurs et techniciens du KCL continueront d’œuvrer dans le domaine dans le cadre du VTT (équivalent du CNRC au Canada). Un message pour le futur de FP-Innovations? Dans l’attente, les centres bénéficient de l’aide des gouvernements avec des financements, tant des gouvernements nationaux que de l’Europe (avec le Programme Cadre en Recherche et développement).

Une des conclusions du thème du séminaire du prix Wallenberg auquel j’assistais ce matin même…. c’est donc très à chaud…. est que la recherche peut et va faire la différence. Cependant, il faut constater que vu l’état financier de notre industrie, les investissements en R&D restent nécessairement limités. L’industrie maintient son focus principal sur le court terme pour surmonter et survivre la crise. C’est donc à nous, organismes de recherche d’aider à créer et à travailler sur une vision et des solutions à moyen terme. Avec quels financements? L’industrie n’est pas en moyen et ne le serea probablement pas – de manière significative – avant 2012-2013. Faut-il attendre? Ma réponse est non. Et c’est la`que l’intervention ponctuelle et ciblée des gouvernements fera la différence. Notre industrie reste une industrie d’avenir et est en pleine mutation. Elle doit et va se diversifier sur la base des produits plus classiques avec en comp;ément une gamme de nouveaux produits « verts ». Cela ne se passera pas du jour au lendemain. La route est longue et il faut y croire pour garder le cap. J’y crois mais j’ai le grave défaut d’être visionnaire et optimiste. Il y a en effet plusieurs pistes de solutions qui peuvent être dégagées. Quant au financement, plutôt que de forcer l’industrie dans la seule voie – qui en soit est probablement honnête et valide si les gouvernements avaient cependant pris la peine de s’informer de ce qui existait déjà (nous sommes d’accord sur ce point) – je proposerai qu’un faible pourcentage, disons 10%, de ces crédits soient réorientés dans le déploiement de ces solutions. Ce n’est pas de l’argent neuf : il existe dans le fameux milliard. Cela correspond donc à 100M$ que les entreprises papetières devraient/pourraient utiliser pour contracter le développement de nouveaux produits avec les organismes de R&D existants : CIPP, FPInnovations, centres collégiaux de transfert technologique (un grand plus pour le Québec), universités, etc. : du gagnant-gagnant donc. Mais je suis peut-être trop rêveur ou trop visionnaire…

De plus, les fonds étant utilisés en R&D avec des organismes existants et agréés, nous n’aurions pas à nous préoccuper outre mesure sur l’accord nous liant aux États-Unis.

Une réflexion à approfondir et ouverte à toute critique constructive comme un élément de solution.

Patrice J. Mangin, DG CIPP
Président PAPIER,
Président TAPPI Research Management Committee et membre du Chief Technical Officers Committee de l\'Agenda 2020 (Washington) et ancien président du Groupe de Recherche CEPI (Confédération des Industries Papetières Européennes à Bruxelles).
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  7 septembre 2009
 
Je viens de lire votre éditorial sur le supposé manque de respect des gouvernements vis a vis l'industrie des pâtes et papiers. Normalement, je n'écris pas de commentaires mais votre article est la suite d une longue série de plaintes de l industrie au cours des dernières années et je tenais à faire une mise au point.

Premièrement voici mon background. J' ai eu la chance de travailler pendant 30 ans comme ingénieur de procédés au début pour quebec north shore paper à baie comeau de 1975 a 1996, puis achetés par donohue de 1996 a 2000 et ensuite de 2000 à ma retraite en 2005 pour abitibi consolidated. De 1975 à 2000, j'ai participé à de nombreux projets capitaux qui ont gardé cette usine en assez bonne condition. Avec la venue de abitibi, tout le monde de l usine voyait bien que c'était le début de la fin. Si vous regardez l' hitoire d abitibi depuis 30 ans, cette compagnie n'a fait que détruire la valeur des compagnies qu'elle a acheté.

Les gouvernements au canada font leur part pour l'industrie depuis de nombreuses annees;

- droits de coupe bas vs usa ,europe. Les terrains vendus dernièrement par abitibi et smurfit ont été à 30 à 60 dollars l acre vs un minimum de 1500 us aux usa. Le bois debout au canada a aucune valeur.

- impôts plus bas vs autres industries - je vous ai envoye un article la dessus la semaine passee.

- eau gratis. En europe, ils paient pour l eau et doivent tous avoir des traitements tertiaires.

- tarif de l'électricité au québec.

- chemins forestiers, pépinières, plantage des arbres, sylviculture, protection contre les insectes et feux payés par le gouvernement au québec. Les droits de coupe perçus ne compensent pas pour ces frais au québec depuis plusieurs années.

- dollar bas. On a eu près de 40 ans de dollar canadien à 90 sous us et plus et l'industrie allait bien. Maintenant elle n'est plus compétitive. Durant les bonnes années de bas dollar, les compagnies ont fait énormement d argent. Quno et donohue et quelques autres ont réinvesti. Beaucoup ont mis l'argent dans leur poches aux actionnaires et en bonus aux grands patrons.

- recherche et développement - selon l'acppp, il y a 500 millions de dollars fournis chaque année par le gouvernement fédéral pour cette industrie. J'ai travaillé sur des demandes de crédit de recherche et développement. Beaucoup de cet argent n'est qu'une subvention déguisée l'argent étant donne pour des projets nullement de recherche les critères étant très flous et laches. Les résultats obtenus par ces crédits en nouvelles technologies est très très mince. Recevoir des créedits pour essayer des polymères utilisés depuis des années n'est pas de la recherche pour moi.

-en 2006, l'industrie a reçu 4 milliards us de laccord du bois d oeuvre. Où est passé cet argent? Pas dans les dépenses capital certainement.

Vous parlez de la finlande. Là- bas, les compagnies sont innovatrices, se tiennent à la fine pointe de la technologie, font de la recherche et développement cela malgré des coûts de bois debout très élevés, énergie très chère, devises en euro pour la plupart . Ici, on peut dire que donohue faisait sensiblement la même chose.

Le déclin de l'industrie au québec et au canada n'est pas la faute des gouvernements ou du manque de respect. Ce déclin est visible depuis au moins 20 ans et a été compensé par le bas dollar et des conditions temporaires de marche qui nous aidait à passer à travers. Tous les avantages donnés par les gouvernements donnés ci haut ont créé une culture de dépendance de l'industrie sauf pour les cascades, domtar, donohue, irving.

Pourquoi le gouvernement - payeur de taxe garantirait des prêts à des compagnies non solvables qui ne font que perdre de l'argent. Abitibi n a pas fait de profit depuis 2003. Maintenant ils veulent vider les poches des retraites, des syndiqués et du gouvernement. Ce sont toujours les mêmes compagnies qui veulent de l'argent du gouvernement.

Pour terminer, l'industrie devrait changer de discours et d'attitude. Quand QUEBEC NORTH SHORE a été créé, le gouvernement n'avait pas d'argent. Robert mc cormick a bati la ville, les écoles, maisons, église, usine, barrages, port sans argent du gouvernement et l'entreprise faisait de l'argent. Même chose pour les Llemaire avec cascases, kruger, rolland, irving.

Il nous faut des leaders avec la même attitude et non ce qu on a présentement qui ne songent qu'à leur carrière et leurs bonus.

merci

andre kelly
ingenieur senior
baie comeau

  Réponse de Jaclin Ouellet
  Tout à fait d’accord avec votre conclusion, il n’y a pas de vrai leader, de voix forte pour l’industrie papetière canadienne. Même au Québec, l’arrivée de Guy Chevrette à la tête du CIFQ avait créé bien des attentes, mais il ne s’agit pas de leadership, mais plutôt de lobbying pour tenter de soutirer le plus d’avantages possibles des différents gouvernements.

Ma comparaison avec la Finlande n’avait que pour objectif de relever la différence entre la désorganisation qui règne ici et la cohérence d’une industrie dont les acteurs partagent une vision et des objectifs communs, y compris le gouvernement finlandais. Pour attirer le respect, il faut aussi l’imposer : malheureusement le genre de gestion à courte vue qui a prévalu chez les papetières nord-américaines ces 20 dernières années n’a rien fait pour attirer la confiance et le respect des autorités politiques.

Jaclin Ouellet


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